dimanche 14 avril 2013

Pommerit Jaudy - Trévoazan

Une belle sortie de printemps ! L'air est doux, le soleil est au rendez-vous ... on aura même un peu chaud dans quelques montées à l'abri du vent. C'est sûr, les 24 participants, et surtout les courageux venus à vélo depuis Lannion, ont tous apprécié de profiter au grand air de cette belle matinée.

Comme très souvent (toujours ?), le départ était fixé à l'église du bourg.

Premier petit arrêt pour observer la chapelle Saint Antoine qui a défrayé la chronique en 2012 lorsque le curé s'est opposé à une exposition de masques africains sous prétexte qu'ils évoquaient le culte vaudou.

Chapelle Saint Antoine.
 
Une fois n'est pas coutume, le circuit que nous suivons aujourd'hui n'a pas été créé par Trégor Bicyclette, mais dans le cadre du Schéma Vélo du Trégor Rural. Il est balisé avec de petits autocollants indiquant la direction et le numéro de circuit.

Le soleil commence à se faire bien sentir. Que c'est agréable.

Pause à la chapelle de Trévoazan qui était en ruine jusque dans les années 80. Elle a échappé de peu à la démolition complète mais grâce à un groupe de passionnés, a était complètement et magnifiquement restaurée.

Détail du porche.

Avant la restauration, seul le clocher demeurait relativement intact.

Patrick et Anne-Marie, les locaux de l'étape, nous ont préparé du café, du jus d'orange et des gâteaux pour la pause. Nous sommes reçus comme des rois !


Christian profite d'une crevaison dans un petit chemin tranquille pour nous démontrer avec calme et efficacité comment remplacer la chambre à air.

Par ici la route longe le Jaudy au creux d'une petite vallée. Un vrai bonheur de pédaler sur de telles routes.

Le Jaudy est tout de même un peu boueux en ce moment.

Pour sortir de la vallée du Jaudy, nous passons sous une passerelle réalisée par Eiffel pour l'ancien train. Elle aurait bien besoin de restauration.

Dernier petit arrêt pour admirer le château de Kermezen. Une belle propriété.


vendredi 5 avril 2013

Soirée autour de la rando vélo en famille

Le vendredi 5 avril, au bar Les Valseuses de Lannion, Trégor Bicyclette organisait une soirée thématique sur le thème de la randonnée à vélo en famille


Les cinq intervenants avaient des expériences très complémentaires à présenter.
  • Yohanna nous a parlé de ses randos avec de jeunes enfants (puis jeunes ados), plutôt le long des canaux, et de la façon dont elle devait parfois cuisiner pour 6 personnes avec un mini Butagaz.
  • Michel nous a fait rêver avec ses magnifiques photos de rando VTT à l'aventure au milieu des montagnes ou dans les grandioses paysages du nord de l'Europe.
  • Christian nous a loué la rando vélo en couple le long de la véloroute n°6, de la Loire jusque Budapest, avec un clin d’œil pour la sacro-sainte bière de 18h30 ! 
  • Daniel P. a présenté ses randos en Corse du temps où on pouvait encore y pratiquer le camping sauvage. Nous retiendrons qu'il faut se méfier des cochons sauvages prêts à démolir une tente pour un simple morceau de savon !
  • Daniel C. nous a expliqué comment il bivouaquait discrètement à l'écart des chemins fréquentés lors de ses randos en solo et son principe de rester au chaud lorsqu'il pleut, en attendant que ça passe. Daniel nous a aussi présenté un jeu de cartes avec différents itinéraires possibles : canal de Nantes à Brest, canal du Midi, Loire à Vélo, Vélodyssée, Plateau des Mille Vaches, etc. 




Cette soirée aura permis à la petite quarantaine de présents de mieux connaître les « aventures » des uns et des autres, de faire un tour d'horizon (loin d'être exhaustif) des pratiques, du matériel, des trucs et astuces (beaucoup ont essayé le siège tout confort ultra-léger de François), des itinéraires, …
Une chose est sûre, entre les bivouacs minimalistes et la rando avec hébergement en dur et bagages transportés, il y en a pour toutes les bourses et tous les niveaux de confort.

dimanche 24 mars 2013

Ploulec'h - Locquémeau

Pour la première sortie de la saison, le temps est frais et brumeux, mais cela n'a pas découragé les 32 cyclistes au rendez-vous devant l'église de Ploulec'h, un bon groupe étant monté directement à vélo depuis Lannion.

Une fois n'est pas coutume, c'est François qui fait le speech pour présenter la sortie, rappeler les règles de circulation et annoncer les prochains évènements organisés par Trégor Bicyclette.

Le premier groupe s'élance.

 Le second groupe n'est pas très loin derrière.

Au Café du Port de Locquémeau, histoire de se réchauffer un peu, l'association offre un café, un thé ou un chocolat. Certains ont apporté des gâteaux à partager.

Dans un coin de la pièce, le poêle à bois diffuse une douce chaleur, bienvenue ! 

Jacqueline a efficacement organisé  la prise de commande.

 Bon, on était bien dans ce bar chaleureux, mais il faut reprendre nos montures.

La première partie de la balade était plutôt en descente ... mais maintenant que nous sommes au niveau de la mer, il va bien falloir remonter !

Dernier coup d'oeil sur la baie embrumée.

En cours de montée, petit arrêt à l'église de Locquémeau pour admirer son architecture clocher-mur typiquement Beaumanoir ... et reprendre son souffle !

Une belle ferme / manoir.

Ça va, le bout de chemin que nous devions prendre n'est pas impraticable comme nous le craignions un peu.

Pour terminer la balade, le soleil fait une timide apparition au travers du plafond de brume.


Vous pouvez retrouver le circuit de cette sortie dans le guide Trégor à Bicyclette (circuit n°8) ou le télécharger ici sur le site de Trégor Bicyclette.

vendredi 16 novembre 2012

Sur la route ... à bicyclette - billet d'humeur


Pas Lannionnais, mais de tout coeur avec Trégor Bicyclette pour faire parler des cyclistes du Trégor.

La route n'est pas la jungle, mais gaffe quand-même !

Sensibles à la question du déplacement à vélo, et en sécurité optimale, profitons bien de ce "zoom" ; qu'à travers l'asso la cause soit portée à l'attention des lecteurs en général, pour une bonne part automobilistes, et dont certains sont doublés d'un cycliste, le (du) dimanche. Parler de points noirs, en milieu urbain reste sûrement la plus belle opportunité de se faire (re) connaître.

Cycliste en milieu rural

Pour ma part, cycliste en milieu rural, j'ai la chance de circuler en milieu moins hostile ; ma problématique est donc moins aigüe que celle de  mes congénères du biotope urbain. Pour autant la vigilance reste de mise, et l' équipement basique, casque et chasuble fluo nous est un minimum vital y compris en campagne. Je le note tout particulièrement en cet octobre naissant, où circuler entre chien et loup relève sinon du pari, tout au moins d'un certain sens de l'engagement ...

Prendre la route en auto ou à vélo ne sera jamais un acte anodin, puisqu'en tous les cas, il est question de cohabitation  dans la mobilité.

Toujours vaillant, jamais insouciant, je circule depuis 1973 à la force du mollet une bonne partie de la semaine. Alors écolier puis lycéen, j'ai parcouru chaque jour au minimum mes 28 kilomètres quotidiens (4x7) et ai forcément vécu quelques petits moments de frayeur, mais aussi tant de moments de bonheur. Jamais en ces années, je n'ai senti la menace et le doute en prenant la route. Plus tard, loin de ma "douce jungle rochoise", étudiant brestois, j'ai par contre découvert combien la zone urbaine pouvait être sournoise à bicyclette...  Question de milieu  ou bien du pays ?

Chez les cousins British, une franche courtoisie

Ayant comme d'autres déchaînés de la (petite) reine, pédalé chez les cousins "British", j'ai en tout cas un autre regard sur le couple automobiliste-cycliste hors de France. Sans hypocrisie, leur flegme et leur courtoisie vont sans doute bien de pair pour favoriser cette cohabitation. Avec un zeste de ces ingrédients, chez nous il y aurait à gagner.

J'ai ainsi parcouru quelques belles centaines de "miles" au milieu des sujets de sa Majesté,  depuis les routes du Sud jusqu' aux faubourgs de Londres ; toujours été surpris  de la franche courtoisie des automobilistes anglais sur les routes de campagnes à l'égard des cyclistes. Très peu de déboîtements hasardeux sur les routes sinueuses du Devon, rarement d'énervement en attendant la ligne droite propice au dépassement. Ayant encore traîné  de longues heures sur le macadam, dans les quartiers de la City ou chez les cockneys de l'Est londonnien, j'ai toujours eu plus à craindre de leurs anguilles en gelée que de leurs incartades anti-vélo.

Modeste cycliste mangeur de grenouilles, doublé d'une curiosité de Gaulois gastronome, c'est moins du côté de la route que du côté cuisine que j'ai flairé le grand frisson. On vous parle d'un temps ...c'était bien avant les années 2000.

Londres est à peine plus sûr que Paris

Aujourd'hui, au rang des grandes villes européennes, Londres est à peine plus sûre que Paris. Les accidents de vélo y sont plus nombreux, mais moins mortels qu'à Paris... Ce n'est une consolation pour personne, l'accident est toujours de trop, quel qu'il soit. Quand ce n'est pas la densité humaine  qui génère le risque, c'est alors son inverse qui favorise la vitesse.

Sans doute la plus grande fluidité des voies de circulation là-bas comme ici, favorise la vitesse,  rend la sensation de risque plus pressante  partout aujourd'hui.

Combien de fois n'entend-on pas venir de l'arrière un camion de marchandises ou une semi-remorque, nous forçant à nous cramponner en attendant le courant d'air du dépassement, ... (Ouf, cette fois-ci c'est passé !)  Plus qu'une impression, on se rend compte que de plus en plus l'espace de sécurité nécessaire à notre pauvre (sur)vie s'amenuise en chemin.  Plus sûr de lui et de son véhicule, le conducteur ne percevrait-il plus le cycliste que comme un point virtuel sur l'écran de son pare-brise ?

Stress, vitesse, ça rime dans la déprime si on ne contrôle pas. 

"Moi, président ..."  Je me prends à rêver : "toute infraction en auto sera transformée en mois de conduite à vélo" ... mais non, le vélo ce n'est pas une sanction. On l'aime trop pour ça ! Ou alors récompenser les "bons" automobilistes par des séjours vélo ?  Là, c'est prêcher à des convaincus. Pas simple le débat entre les deux camps. Jamais à court d'arguments.

Un jour, à court d'énergie peut-être ...

Dans tous les cas, je voudrai encore chanter longtemps comme Freddy Mercury du groupe Queens : "I want to ride my bicycle", la nudité en moins, la sécurité en plus.


                                                               Patrick D, Pommerit-Jaudy.

dimanche 11 novembre 2012

Sortie Rospez Berhet Quemperven

Matinée fraîche ... mais beau ciel bleu très prometteur pour cette dernière sortie Trégor Bicyclette de l'année. 


32 cyclistes sont au rendez-vous devant la Mairie de Rospez.


 Après une photo de la correspondante locale du Trégor, nous partons en deux groupes.

Rapidement après la sortie de Rospez nous attaquons un chemin un peu boueux et en montée. Heureusement, il en faut plus pour décourager les adeptes de nos sorties !

Retour sur du bitume, ça roule quand même mieux !

Le groupe s'est reformé ..

.. pour bientôt s'étirer de nouveau. Il faut dire que certains s'arrêtent pour faire des photos, mettre ou enlever un coupe vent, ramasser des châtaignes, ...

C'est toujours sympa de découvrir de belle demeures au détour d'une petite route.

A Confort, Gérard, qui pilote le seconde groupe, nous a fait faire un petit détour pour aller admirer l'église de style Beaumanoir.

L'architecture est typique du Trégor

Et à l'extérieur ou peut voir de magnifiques sablières sculptées, ce qui est peu courant.

A Berhet, nous nous arrêtons devant devant l'église pour la pause de mi-parcours.

Certain observateurs attentifs ont remarqué que le circuit que nous suivions était balisé par de petits autocollants. Il y a même le numéro correspondant au guide Trégor à Bicyclette. C'est une [bonne] surprise pour nous de découvrir que "nos" circuits commencent à être balisés.

Nous avons quand même eu droit à un petit grain. Juste le temps de s'équiper et il était passé. Là où nous avons manqué de chance, c'est que c'était juste au niveau du deuxième tronçon de chemin en terre. Mais en contrepartie, quelles belles lumières et quel beau ciel nous avons eu après !


Le balisage se confirme. Il nous semble plutôt bien fait. C'est juste un peu dommage que nous n'ayons pas été prévenus !

Au fil de la balade, Trégor Bicyclette devient parfois "Trégor Piplette".

Une dernière petite côte et nous serons de retour à Rospez. Malgré une petite averse, ce fut une très belle balade qui a bien récompensé ceux qui ont fait l'effort de quitter leur lit chaud et douillet !


Vous pouvez retrouver le circuit de cette sortie dans le guide Trégor à Bicyclette (circuit n°12) ou le télécharger ici sur le site de Trégor Bicyclette.


dimanche 21 octobre 2012

Sortie au Menez Bré

Pendant la semaine, les prévisions météo pour le dimanche annonçaient "pluie toute la journée". Heureusement, vendredi soir les prévisions ont changé et, au final, nous n'avons pas eu de pluie de la journée. Ouf !

26 cyclistes au départ du parking de l'Armoripark.

Le Ménez Bré (le "mont mont" en Breton), point culminant de la sortie, apparaît dans la brume.

La montée est raide. Heureusement, nous ne sommes pas en montagne et ça n'a pas été trop laborieux pour ceux qui ont fait une partie de la montée à pied.

Evidemment, une fois en haut nous faisons la pause au pied de la chapelle St Hervé. Par moment la brume s'éclaircit ... puis revient.

Nous redescendons par un chemin un peu VTT avec la boue, les pierres et les châtaignes ...

... mais tout le monde passe bien et ensuite nous reprenons une route goudronnée normale.

A Pedernec il y a un as de la taille de haie !

Magnifique porte sur la chapelle de Notre Dame de Lorette, édifiée en 1514 par Guillaume et Catherine Barach.

Nous n'avons pu déchiffrer que quelques mots de la longue inscription au dessus de la porte.

Après la montée au Menez Bré, la route parait très facile et le groupe avance à un bon rythme.